Un quotidien singapourien donne la parole à Siva Kumari et à une ancienne élève de l’IB

Dans un entretien accordé au Lianhe Zaobao, un quotidien de Singapour en langue chinoise, le 13 avril 2018, Mme Siva Kumari, directrice générale de l’IB, s’est exprimée sur l’importance de former l’élève dans sa globalité et de ne pas axer la réussite des élèves uniquement sur les notes.

Mme Kumari a travaillé pendant un an à Singapour en 2009 en tant que directrice régionale de l’IB pour la région Asie-Pacifique, expérience qui lui a permis de se familiariser avec le système éducatif singapourien. Aujourd’hui, près de 10 ans plus tard, elle remarque que le pays semble avoir abandonné l’accent excessif qu’il mettait sur les résultats scolaires pour se concentrer davantage sur le développement de la pensée créative chez les élèves. 

Face à un monde en pleine évolution, dans lequel les exigences professionnelles ne cessent de changer, la directrice générale de l’IB a souligné la nécessité de fournir une éducation multidimensionnelle aux élèves afin de leur enseigner à s’adapter aux changements. « Nous espérons former des élèves autonomes, employables et capables de s’exprimer avec assurance dans n’importe quelle région du monde, a-t-elle déclaré. Nous sommes convaincus de la nécessité d’inculquer l’autonomie et les compétences de survie aux enfants, en plus de les aider à enrichir leurs connaissances et à développer leur capacité de réflexion. »

Mme Kumari a également souligné l’importance de favoriser une compréhension permanente entre les différents groupes ethniques et a expliqué de quelle manière l’apprentissage d’une langue étrangère pouvait aider les élèves à entrer en contact avec d’autres cultures. « Quand on apprend une langue, on découvre aussi la culture qui lui est associée. Les enfants capables de réfléchir dans deux ou trois langues ont une activité cérébrale différente de celle des autres enfants, a-t-elle expliqué. C’est pour cette raison que nous encourageons les élèves à étudier la littérature mondiale, afin de les exposer à des cultures différentes et de leur permettre de les apprécier du mieux possible. »

Également interrogée, Han Nguyen, ancienne élève de l’IB, a mené une réflexion sur son parcours scolaire. La jeune femme est convaincue que l’IB a contribué à élargir son horizon. Née en Allemagne, elle a déménagé à Singapour avec sa famille lorsqu’elle était encore en primaire. Elle a tout d’abord étudié dans un établissement allemand avant d’intégrer un United World College où elle a suivi le Programme d’éducation intermédiaire (PEI) pendant deux ans.

Elle a expliqué au quotidien que l’IB encourageait l’autonomie et la créativité chez les élèves : « Quand j’étudiais au United World College, j’ai eu l’occasion d’échanger avec de nombreuses personnes qui avaient eu des parcours éducatifs différents. Cela m’a permis de mieux comprendre certaines cultures. En classe, les enseignants nous demandaient souvent d’exprimer nos points de vue, ce qui nous a progressivement aidés à développer nos compétences d’expression orale et à prendre confiance en nous. »

Son expérience de l’IB l’a encouragée à accepter un poste de chercheuse au tribunal des affaires familiales après l’obtention de son diplôme de droit de l’Université Bond, dans le Queensland (en Australie), au lieu de suivre le chemin traditionnel en intégrant un cabinet d’avocats privé.

 

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