Encourager l’agentivité et la recherche auprès des élèves grâce au Climate Action Project

Rupali Arora est enseignante du Programme primaire (PP) à DPS International, à Gurugram en Inde. Elle explique comment ses élèves ont eux-mêmes décidé de devenir des acteurs du changement mondial en participant à un projet d’action climatique, le Climate Action Project.

Rupali Arora

À DPS International, l’apprentissage est toujours intéressant, pertinent, stimulant et important. C’est pourquoi les élèves ont sollicité l’aide de leurs animateurs pédagogiques et de leurs parents (c’est-à-dire à la communauté d’apprentissage) dans le cadre du Climate Action Project, et ont eux-mêmes décidé de devenir des acteurs du changement mondial et de répondre au besoin le plus pressant du moment, le changement climatique. Notre établissement s’est engagé à améliorer la planète et les élèves ont fait preuve d’une motivation et d’un engouement remarquables à y contribuer, en reconnaissant leurs droits et leurs responsabilités en tant qu’individus.

Climate Action Project

Ouvert à plus de 135 pays, le Climate Action Project permet aux enseignants et aux élèves de collaborer sur des sujets liés au changement climatique pendant six semaines (Climate Action, 2017). Avec leurs mentors, nos élèves ont réfléchi et dressé la liste des objectifs fondamentaux du projet. Ils se sont familiarisés avec son calendrier pour fournir leurs contributions dans les délais impartis, ce qui leur a permis de perfectionner leurs compétences d’autogestion (gestion du temps et fixation d’objectifs).

Chaque semaine, ils ont eu l’occasion d’explorer un concept et d’utiliser leurs outils numériques préférés, tels que Jamboard, Padlet, Wakelet et Nearpod pour démontrer leur compréhension. Par exemple, les élèves ont réutilisé des bouteilles en plastique comme jardinières et ont fabriqué des sacs à partir de vieux vêtements. Grâce à ces activités, ils ont pris conscience d’eux-mêmes et ont réfléchi à leurs actions avant de prendre des décisions. Ils ont également développé leur enthousiasme et leur curiosité sur le changement climatique.

En appliquant des stratégies de pensée visible telles que « Regarder, réfléchir, s’interroger » ou « Penser, se poser des questions, explorer », ils ont réfléchi et créé ensemble leur compréhension des causes et des effets du changement climatique. Ils se sont appuyés sur leurs acquis antérieurs pour établir des liens et des comparaisons à l’aide d’organisateurs graphiques comme des diagrammes de Venn ou des cartes heuristiques.

Solutions proposées pour faire face à la crise climatique

Les élèves ont créé ensemble une liste de solutions et de moyens viables pour faire face à la crise climatique. Ils ont délimité et organisé leur apprentissage en trois catégories d’actions menées par les individus, par les organisations et par les gouvernements. 

Pour combattre le changement climatique, les élèves ont élaboré leurs propres solutions : sensibilisation au moyen d’affiches, de chansons, de poèmes et d’histoires de leur propre composition, fabrication de mangeoires pour oiseaux, etc. Ils se sont également engagés à soutenir les initiatives « Know Your Palm » et « Ilivesimply » ainsi qu’à encourager les organisations et les gouvernements à soutenir leur travail exceptionnel.

De plus, certains d’entre eux ont participé à l’initiative mondiale de reforestation « plantED » et ont planté des arbres dans leur communauté. Ceux qui n’ont pas pu participer se sont engagés à y contribuer en adoptant des arbres par l’intermédiaire du site Web de l’initiative, une solution ouverte à tout individu. Cette initiative a suscité un sentiment d’empathie chez les élèves qui ont réfléchi à leurs actions pour sauver la planète.

Compétences principales développées tout au long du projet

Comme les élèves avaient collaboré sur la plateforme virtuelle, il était impératif de mettre les idées en commun et d’en tirer les principaux enseignements. Ils ont fait preuve de principes et d’intégrité intellectuelle, en créditant les sources qui leur ont fourni les informations nécessaires dans le cadre de leur travail de recherche (y compris leurs grands-parents, parents, frères et sœurs, pairs et voisins).

À plusieurs reprises, ils ont été séparés en petits groupes pour travailler ensemble, développer leurs compétences de pensée et acquérir de nouvelles connaissances sur le changement climatique. Ils ont également eu l’occasion de mettre en œuvre des compétences de métacognition en planifiant leur approche de divers types de tâches et en utilisant les compétences et stratégies adaptées. Ils sont devenus sensés en faisant usage de leurs compétences de pensée critique et de leur capacité à réfléchir de manière créative tout au long de leur analyse.

Le projet leur a procuré une occasion idéale de développer des compétences sociales grâce à des conversations intergénérationnelles avec leurs grands-parents, leurs parents, leurs proches et leurs voisins, au cours desquelles ils ont pu analyser et réfléchir aux changements climatiques passés et présents.

Ils ont également pu avoir accès à de nouvelles perspectives pour élaborer de nouveaux modes d’action. Ils ont utilisé des méthodes de recherche quantitatives et qualitatives tout au long du projet. Les méthodes de recherche quantitative les ont aidés à examiner les causes et les effets du changement climatique d’un point de vue chiffré, tandis que la recherche qualitative leur a donné des idées pour accroître leurs efforts et approfondir leur compréhension, améliorant ainsi leurs compétences de recherche.

Lors de ce parcours centré sur l’élève, ils ont fait preuve d’altruisme et d’entraide, et ils ont œuvré concrètement à l’amélioration du monde. Ils ont travaillé de façon autonome et coopérative pour explorer de nouvelles idées et des stratégies innovantes. Ils ont également adopté les compétences d’apprentissage du XXIe siècle et les objectifs de développement durable des Nations Unies. Ils ont utilisé la technologie pour trouver et structurer le contenu, ainsi que pour présenter et partager les résultats tout en brisant les barrières géographiques. Ce projet a développé la confiance en soi des jeunes élèves. Il les a incités à être le fer de lance du changement et à protéger notre planète contre de nouvelles perturbations environnementales.


Rupali Arora est une animatrice pédagogique en langue française passionnée qui travaille à DPS International, à Gurugram en Inde. Elle s’attache à instaurer un environnement d’apprentissage pratique qui suscite la curiosité, encourage la collaboration, apporte de la joie et procure aux élèves les outils et l’état d’esprit nécessaires pour qu’ils continuent à avoir envie d’apprendre. Son plaidoyer en faveur des initiatives durables soutient les actions des élèves par des choix pertinents.