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Georges Laforest

 

1er décembre 1993

La transversalité dans l'enseignement [100 ko, PDF]


Résumé

Ce discours traite du cloisonnement des disciplines dans les programmes scolaires et de ses conséquences.

Georges Laforest explique l’importance d’établir des liens entre les connaissances acquises dans le cadre de l’école et le monde réel si l’on veut que les élèves soient en mesure d’utiliser leurs acquis scolaires pour comprendre le monde réel et agir. Il met en évidence la nécessité d’introduire une transversalité non seulement verticale (aux différents niveaux dans une même discipline) mais également horizontale (dans les différentes disciplines d’un même niveau) dans l’enseignement et montre que celle-ci peut être introduite par l’intermédiaire de thèmes transversaux tels que l’environnement. Il insiste sur le fait que cette transversalité ne nécessite pas l’abandon du découpage des disciplines et qu’elle ne met pas en péril leur intégrité. Elle requiert une plus grande collaboration de la part des enseignants, ainsi qu’une cohérence et qu’une unité des enseignements.

Dans la dernière partie de ce discours, il suggère que la simple inclusion de cette transversalité dans les programmes scolaires ne suffit pas et qu’il est nécessaire d’utiliser une pédagogie adaptée. Il souligne l’importance de montrer aux élèves que les connaissances qui leur sont transmises ne sont pas abstraites et inutiles, mais qu’elles leur permettront d’assumer leurs responsabilités et d’agir. Selon lui, ce rôle doit être tenu par les enseignants.

Il conclut en indiquant que ce rôle qui était jadis tenu par la structure familiale doit aujourd’hui être tenu par l’école mais que ceci n’est possible que si l’on met fin au cloisonnement des disciplines.

Georges LaforestGeorges Laforest a apporté son concours à l’Organisation du Baccalauréat International (IB) pendant près de 25 ans, à titre d’examinateur pour la théorie de la connaissance et la philosophie dans le Programme du diplôme de l'IB. Il a en parallèle poursuivi une brillante carrière au sein du ministère de l’Éducation nationale en France. Agrégé de philosophie, il est devenu inspecteur d’académie en 1976 et inspecteur général de l’Éducation nationale en 1985. De 1984 à 1986, il fut également conseiller technique du ministre de l’Éducation nationale (à l’époque, Jean-Pierre Chevènement). En 1989, il fut promu au titre de doyen de l’Inspection générale, poste qu’il occupera jusqu’en 1995 au sein de cette institution nationale dont l’une des missions est d’évaluer l’ensemble du système éducatif. Dès le début de sa prise de fonction, l’une de ses préoccupations majeures a été de décloisonner les disciplines (tout en préservant leur intégrité) afin qu’elles répondent mieux aux perspectives et aux problèmes du monde réel.

Parmi les autres fonctions qu’il a exercé, on peut citer celles de Président de l’Institut des hautes études de l’Éducation nationale de 1995 à 2001, Président de l’Association des amis du musée national de l’éducation de 1996 à 2000, et Président de l’Association amicale des inspecteurs généraux de l’Instruction publique et de l’Éducation nationale de 1997 à 2001.

Il a reçu les décorations françaises suivantes : Officier de l’ordre national de la Légion d’honneur, Officier de l’ordre national du Mérite, Commandeur des Palmes académiques, Officier des Arts et des Lettres.