Conférenciers

Nous avons le plaisir de présenter les conférenciers principaux et invités qui, nous l’espérons, motiveront et réuniront la communauté de l’IB autour du thème de la conférence : « Apprendre ensemble ».

Conférenciers principaux

Dame Ellen MacArthur

Dame Ellen MacArthur a écrit une page de l’histoire de la navigation à voile en 2005 en battant le record du tour du monde en solitaire. Elle est à ce jour la navigatrice britannique la plus titrée. Après avoir pris conscience du caractère limité des ressources naturelles sur lesquelles repose notre économie linéaire, Mme MacArthur a abandonné la voile en 2009 pour créer la Fondation Ellen MacArthur. Cette fondation a vu le jour après quatre années de recherches portant sur les difficultés auxquelles se heurte l’économie mondiale contemporaine. Mme MacArthur est convaincue du pouvoir de la génération actuelle d’élèves à repenser le futur. Inciter les jeunes à devenir des acteurs du changement et les bâtisseurs d’une économie « restaurative et régénérative » est une de ses principales motivations. En tant que présidente du conseil d’administration de la Fondation Ellen MacArthur, Elle accorde une importance particulière à l’investissement pour l’éducation et à la motivation par l’éducation, qui sont de puissants facteurs du changement positif.

Motiver les jeunes esprits à repenser le futur

Qu’apprend-on lorsqu’on navigue autour du monde en solo ? Après avoir fait le tour de la planète en transportant tout ce qui lui était nécessaire pour son voyage, la navigatrice en solitaire Ellen MacArthur est revenue avec une nouvelle vision du fonctionnement du monde : un lieu de cycles interdépendants aux ressources limitées où les décisions que nous prenons aujourd’hui ont des conséquences sur ce qui restera demain. Mme MacArthur propose une nouvelle façon audacieuse d’appréhender les systèmes économiques mondiaux : non pas en tant que systèmes linéaires, mais en tant que systèmes circulaires où tout se rassemble. Cette vision des systèmes économiques mondiaux nous permet de passer à un système économique qui est par nature « restauratif et régénératif » et vise à préserver la valeur et la qualité intrinsèque des produits, des composants et des matériaux à chaque étape de leur utilisation. C’est aux entreprises et à l’éducation qu’il revient d’être les moteurs d’un tel changement systémique. Les jeunes que nous éduquons aujourd’hui dirigeront cette transition demain, et nous devons faire de notre mieux pour les y préparer. En plus d’une vision positive de l’avenir, nous pensons que les jeunes doivent aussi disposer d’une solide compréhension des systèmes adaptables complexes, d’une littératie économique et du courage d’innover par essais et erreurs.

 

Margaret Heffernan

Margaret Heffernan a produit des programmes pour la BBC pendant 13 ans. Elle s’est ensuite installée aux États-Unis où elle a dirigé des productions multimédia pour Intuit, The Learning Company et Standard & Poors. Successivement directrice générale d’InfoMation Corporation, de ZineZone Corporation et d’iCast Corporation, Mme Heffernan a rejoint le « Top 25 Internet » du magazine Steaming Media et figure dans le « Top 100 Media Executives » de The Hollywood Reporter.

Le troisième des cinq livres qu’elle a écrits, Willful Blindness: Why We Ignore the Obvious at our Peril, a été finaliste du prix Financial Times Best Business Book Award 2011 et a été désigné comme l’un des livres sur les affaires les plus importants des dix dernières années. En 2015, Mme Heffernan a obtenu le prix Transmission Prize pour A Bigger Prize: Why Competition isn’t Everything and How We Do Better, décrit comme « s’appuyant sur une recherche rigoureuse... agréable à lire... universellement pertinent et quasiment parfait ». Plus de 4 millions de personnes ont visionné les conférences TED de Mme Heffernan et en 2015, TED a publié Beyond Measure: The Big Impact of Small Changes. Chez Merryck & Co., Mme Heffernan conseille les PDG et les hauts cadres des grandes multinationales. Elle est professeure dans le cadre du programme de direction responsable du Forward Institute. Mme Heffernan détient un doctorat honoraire de l’université de Bath.

Aptitude, appétit et attitude

L’école marque le début de l’éducation, et non sa fin. Personne ne sait vraiment ce que seront les emplois de demain ou les compétences qu’ils exigeront. Les chercheurs estiment que pas moins de 42 % des emplois conventionnels seront automatisés au cours des 20 ou 30 prochaines années. La médecine, les professions juridiques, les services financiers : l’ensemble des métiers habituellement sûrs et stables changera du tout au tout. Dans ce contexte, une chose est certaine : nos enfants devront avoir l’envie et la capacité d’apprendre et de se recycler professionnellement. Ils devront développer tout au long de leur vie des compétences telles que la curiosité, la générosité, la capacité de collaborer efficacement avec différents types de personnes, de poser des questions difficiles autant aux autres qu’à eux-mêmes. De quelle manière peut-on développer ces compétences ? Quel est le rôle des établissements scolaires dans cet apprentissage ? Qu’est-ce que les parents peuvent attendre des établissements scolaires ? Que doivent-ils également commencer à exiger d’eux-mêmes ?

 

 

Sarah Lewis

Sarah Lewis est actuellement professeure adjointe des départements d’études africaines et afro-américaines et d’histoire de l’art et de l’architecture à l’Université Harvard. Elle est l’auteure d’un livre qui se classe parmi les meilleures ventes, The Rise: Creativity, the Gift of Failure, and the Search for Mastery (l’ascension : créativité, don de l’échec et quête de la maîtrise), biographie d’une idée (une grande idée) qu’aucun terme n’exprime encore. Ce livre traite de la démarche créative de l’être humain et de l’émergence de l’innovation, du savoir-faire et des nouveaux concepts dans les lieux les plus improbables. The Rise: Creativity, the Gift of Failure, and the Search for Mastery figure parmi la liste des meilleures ventes du Los Angeles Times et a été acclamé par la fine fleur des penseurs créatifs. Lewis Hyde le décrit comme « un changement bienvenu par rapport aux normes établies sur les arts et l’innovation ». Le quotidien The New York Times le qualifie de « vraiment original ».

Mme Lewis est intervenue lors de plusieurs conférences TED, apparaît sur la « Power List » d’Oprah Winfrey, a été membre de la Commission de la politique des arts du président Barack Obama et a fait l’objet d’un article dans Vogue. Elle a occupé plusieurs postes à l’École des arts de Yale, à la galerie Tate Modern et au Musée d’art moderne de New York. Ses essais ont été publiés dans Artforum et The Smithsonian. Son deuxième livre, sur Frederick Douglass, sera publié par Harvard University Press en 2016. Elle a obtenu son diplôme universitaire de premier cycle à Harvard, son diplôme deuxième cycle à Oxford et son doctorat à Yale.

L’ascension : créativité, don de l’échec et quête de la maîtrise

D’où viennent les innovations, les nouvelles idées ? Bien que l’énigme perdure, Sarah Lewis propose dans cette présentation une nouvelle conception de ce qui engendre la création. Quel est le véritable moteur des changements emblématiques et des vecteurs de transformations au niveau à la fois personnel et organisationnel ? Qu’il s’agisse de découvertes couronnées par un prix Nobel, d’inventions ou d’œuvres d’art, un grand nombre de nos triomphes créatifs ne sont pas des accomplissements, mais des transformations, des rectifications effectuées après des tentatives ayant échoué. En s’appuyant des personnalités telles que Frederick Douglass, Angela Duckworth, J. K. Rowling et autres, Mme Lewis révèle l’importance du jeu, du courage, de la capitulation, des idées souvent laissées de côté et met en évidence les expériences et les essais supplémentaires nécessaires qui mènent aux découvertes capitales. Cette présentation contribuera à changer votre façon de penser la créativité, l’innovation et la maîtrise : le chemin qui mène au succès, décrit par Mme Lewis, est souvent plus surprenant que ce à quoi nous nous attendons.

 

Peter Docker

Peter Docker commence chaque journée avec l’envie de permettre aux autres de donner le meilleur d’eux-mêmes. M. Docker, qui collabore avec Simon Sinek et l’équipe Start With Why, pense qu’il est possible de réaliser de grandes choses en regroupant les individus autour d’une finalité supérieure commune : le « Pourquoi ». Cela crée un environnement de travail où chacun éprouve un sentiment d’accomplissement personnel plus fort, où l’effort volontaire, l’innovation et la responsabilisation sont intenses. Et c’est ainsi que des résultats durables suivront. M. Docker a acquis son expérience aux niveaux de responsabilité les plus élevés dans le commerce et l’industrie, notamment dans le secteur du pétrole et du gaz, la construction, l’exploitation minière, les secteurs pharmaceutique et bancaire, la télévision, le cinéma, les médias et dans les industries manufacturières et de services, et ce, dans 75 pays. Au cours de sa carrière, M. Docker a occupé plusieurs fonctions : pilote d’avion professionnel, dirigeant d’une organisation de formation de pilotage aérien et des normes de pilotage, enseignant de deuxième cycle universitaire dans un établissement d’enseignement supérieur international ou encore, gestionnaire d’un projet d’acquisition de plusieurs milliards de livres sterling. Ancien officier supérieur de la Royal Air Force, M. Docker a été Commandant des Forces aériennes durant des opérations de combat et a servi dans le monde entier. Gestionnaire de crise aguerri, M. Docker est un ancien négociateur international du gouvernement britannique. Il est aussi formateur de cadres supérieurs.

 

Exploiter le pouvoir du « pourquoi »

Les grandes organisations et les grands dirigeants commencent tous avec le « pourquoi », qui correspond à leur finalité, cause ou conviction supérieure. Dans sa présentation, M. Docker explique le concept du « pourquoi » et la théorie du cercle d’or telle que l’a décrite en premier son collègue Simon Sinek. À l’aide de nombreux exemples issus de plusieurs secteurs d’activité, M. Docker montrera comment partir du « pourquoi » peut libérer une incroyable énergie au sein de n’importe quelle équipe et être une source d’innovation. M. Docker expliquera la manière d’utiliser cette énergie pour diriger, lorsque la réponse est inconnue, et montrera comment, en tant que dirigeant, il est possible de modifier fondamentalement le dénouement de n’importe quelle situation. Ces techniques se combinent dans ce que M. Docker appelle les cinq principes clés qui, lorsqu’ils sont utilisés ensemble, permettent à n’importe quelle équipe de produire des résultats extraordinaires.

Conférenciers invités

Alfie Kohn 

Alfie Kohn a écrit de nombreux ouvrages et effectué de multiples présentations sur le comportement humain, l’éducation et le rôle parental. Auteur de 14 ouvrages et d’un grand nombre d’articles, il intervient lors de conférences éducatives ainsi qu’auprès d’étudiants, de groupes de parents et d’entreprises. Les critiques d’Alfie Kohn concernant la compétition et les récompenses ont fait l’objet de nombreux débats et discussions, ce qui lui a valu d’être décrit dans le magazine Time comme « probablement le critique le plus véhément du pays face à l’obsession du monde de l’éducation pour les notes [et] les résultats aux examens ».

Réussite contre apprentissage : le coût de la surestimation des résultats

Les chercheurs en éducation ont découvert qu’il existe une différence importante entre amener les élèves à réfléchir sur leur réussite (les résultats qu’ils obtiennent) et amener les élèves à réfléchir sur l’apprentissage lui-même (ce qu’ils font). Ces tendances suivent souvent des directions opposées. Autrement dit, accorder une trop grande importance à la réussite peut diminuer l’intérêt des élèves pour l’apprentissage et les conduire à éviter les tâches qui présentent un défi. Lorsque le but est de mettre en valeur ses capacités scolaires – pour obtenir une bonne note ou un résultat élevé à un examen –, la propension à se confronter aux idées, à explorer et à découvrir est moindre. Par conséquent, comme l’affirme M. Kohn, le problème des examens normalisés réside non seulement dans les examens eux-mêmes, mais aussi dans l’importance accordée aux résultats. Même si les évaluations sont d’un nouveau type, si elles sont « authentiques », elles peuvent avoir un effet contre-productif si les élèves sont constamment conduits à se demander : « Est-ce que j’ai bien répondu ? » Paradoxalement, amener les élèves à se préoccuper des résultats peut compromettre cet objectif même, en raison de ce qui se produit sur leur motivation pendant le processus.

 

Javier M. Valle

Javier Valle est professeur en théorie et histoire de l’éducation à la faculté de formation des enseignants et de l’enseignement à l’Université autonome de Madrid. Il est aussi spécialiste des politiques en matière d’éducation d’institutions supranationales, principalement au sein de l’Union européenne.

Actuellement, M. Valle dirige le groupe de recherche sur les politiques de l’éducation supranationales (Grupo de Investigación Reconocido sobre Políticas Educativas Supranacionales, ou GIPES) à l’Université autonome de Madrid, et il est le directeur de la revue scientifique du groupe, intitulée Journal of Supranational Policies of Education. M. Valle a également obtenu une bourse de doctorat exceptionnelle, et le premier prix national « Pedro Roselló » récompensant une thèse de doctorat en éducation comparée lui a été remis pour ses travaux dans le domaine de l’éducation.

Des valeurs essentielles communes pour l’éducation internationale dans une société mondiale : une approche supranationale

Lors de cette session, M. Valle expliquera en quoi les valeurs essentielles communes proposées par les organisations internationales jouent un rôle déterminant dans les programmes d’études scolaires actuels. Dans une société postmoderne, qui se caractérise principalement par la mondialisation, des groupes humains différents (avec des valeurs et des cultures propres à chacun, mais vivant dans un monde fortement interdépendant) sont exposés à deux risques : le relativisme absolu, d’une part, et l’imposition d’une pensée unique, d’autre part. Pour faire face à ces risques, il est important de promouvoir les compétences de pensée critique auprès des jeunes générations et de les encourager à établir des valeurs essentielles communes de façon intersubjective. Cette présentation propose des valeurs essentielles communes construites à partir d’une perspective supranationale et émergeante de documents issus d’organisations internationales.


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